Uber : une révolution pour mettre fin aux abus ?

Le point de vue d’un conducteur UberPop étudiant en Sciences Politiques

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C’est l’histoire d’un monopole tellement confortable que ses détenteurs n’avaient plus vraiment besoin de se soumettre aux exigences de leurs clients pour continuer à l’exercer ; ils n’avaient plus beaucoup de limites dans les moyens employés pour parvenir à  conserver ce monopole.

C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue.
C’est l’histoire d’un abus qui a trop duré.
C’est l’histoire des taxis, de leurs licences, et surtout de leur monopole.

Des méthodes mafieuses et un pouvoir politique local aux ordres

Ces derniers jours, les conducteurs Uberpop ont été la cible de menaces, d’intimidations voire d’agressions verbales et physiques. Marseille, Strasbourg, Lyon : aucune ville ne semble y échapper. Le procédé est presque toujours le même : un groupe d’une dizaine de taxis se regroupe, commande un Uberpop sur l’application et s’attaquent à sa voiture à son arrivée, en commençant par lui dégonfler les pneus.

J’ai échappé dans la nuit de samedi 20 à dimanche 21 juin à Lyon, de très peu à un guet apens. Vers 3h, après avoir accepté une course, je me rends devant l’ancienne gare des Brotteaux, dans le 6ème arrondissement de Lyon, pour y récupérer ma passagère. A mon arrivée, une quinzaine de taxis sont garés de manière anarchique sur la chaussée ; tous sont descendus de leur voiture et bloquent la route. La police, pas très loin, semble tout à fait tolérer ce type « d’action ». Pour leur échapper, je suis alors contraint d’emprunter la voie de bus et de griller plusieurs feux rouges.

D’autres « pièges » de ce type ont été recensés ; à  Confluence, un client a même été physiquement agressé (Coup de poing amenant à 21 jours d’ITT) par un chauffeur de taxi. Le chauffeur avait en effet refusé d’amener le client a la destination souhaitée ; ce dernier signifie  au chauffeur qu’il va réserver un Uberpop. C’est alors que le taxi décide tout bonnement de tabasser le client. Cette véritable action « coup de poing » est probablement une nouvelle méthode  marketing visant à faire rentrer dans le « droit chemin » les mauvais clients !

Je rappelle que l’arrêté préfectoral interdit l’activité uberpop pour « éviter les troubles à l’ordre public », les chauffeurs de taxis ayant montré qu’ils pouvaient s’avérer très violents. Outre la recevabilité très discutable, dans un État de droit, d’un tel motif (qui revient in fine à se soumettre aux comportements violents des chauffeurs de taxis), l’absence d’intervention samedi soir (le 20/06) à Lyon des forces de l’ordre face aux « barrages » de taxis est bien la preuve d’une compromission de l’État face au lobby des taxis. Les vidéos qui tournent depuis quelques jours sur le net donnent le sentiment qu’une « mafia » s’est légitimement emparée du pouvoir de contrôler et d’intimider des particuliers. Cette situation est intolérable et doit amener les pouvoirs publics à condamner fermement ces attitudes.

La belle histoire des licences

Dans l’argumentaire des taxis, le prix de leurs licences revient souvent pour légitimer le mécontentement suscité par Uber. Pour aller au delà du « les taxis payent cher leurs licences donc Uberpop doit être interdit », il faut comprendre la logique sous-tendue par le système des licences, dont les chauffeurs sont purement à l’origine.

En effet, les licences de taxis sont l’objet de spéculations ayant atteint, ces dix dernières années, des sommets (jusqu’à 300 000€). Sauf que dans les faits, la licence est délivrée gratuitement par la préfecture ; les listes d’attentes sont simplement très, très, très longues. La faute à qui ? A l’ensemble des chauffeurs de taxis qui, pour maintenir leur niveau d’activité et faire monter à la fois les prix des courses et la valeur de leurs licences, ont fait pression, à travers un lobbying puissant, sur les autorités locales pour qu’elles limitent strictement le nombre de nouvelles licences délivrées chaque année. Il y a deux conséquences majeures à cette politique :

⁃    plus le prix des courses augmente, plus la demande rétrécit : seuls les plus riches peuvent se permettre de prendre régulièrement un taxi, les autres (l’immense majorité de la population) ne peuvent y recourir qu’en dernier recours, lorsque aucune autre solution de transport n’est possible.

⁃    là ou une demande relativement forte subsiste, par exemple à Paris, l’offre est souvent incapable d’y répondre. Comme dans toute situation de marché monopolistique où la demande est supérieure à l’offre, les offreurs sont tentés d’abuser de leur position dominante : se croyant invincibles, les chauffeurs de taxis se sont donc accordés le droit d’offrir un service de piètre qualité (refusant les courses trop courtes, faisant des détours démesurés, etc.). Ce n’est plus le chauffeur de taxi qui est au service du client, mais l’inverse.

Le fait que de nombreux véhicules de taxis soient très luxueux montre d’ailleurs assez bien en quoi ce service est déconnecté des exigences de ses clients, qui cherchent avant tout à se déplacer d’un point A à un point B en toute sécurité, dans un véhicule en bon état et avec un conducteur agréable. On peut d’ailleurs légitimement se demander si les BMW ou Mercedes hors de prix ne relèveraient pas davantage de la frime plutôt que d’une sincère volonté d’améliorer le confort des clients. Ce que les chauffeurs de taxi n’ont pas compris, c’est qu’en abusant des avantages dont ils bénéficiaient injustement jusqu’ici, ils ont creusé leur propre tombe et retourné l’opinion contre eux. Les démonstrations de violence dont ils ont fait preuve ces derniers jours produisent l’effet inverse de leurs objectifs : les Uberpop, appuyés par la firme américaine, continuent à exercer leur activité et l’image des chauffeurs de taxi est encore plus désastreuse qu’elle ne l’a jamais été.

Un renouveau du marché : le taxi pour tous ?

En réalité, le succès d’Uberpop pointe l’urgence de faire évoluer les bases légales et fiscales de la profession de taxis ; c’est un enjeu d’accès au transport. Comme d’autres monopoles (citons la SNCF par exemple), celui des chauffeurs de taxis a eu comme conséquence de limiter drastiquement les potentialités pourtant conséquentes de ce marché. Libéraliser ces secteurs revient forcément à faire diminuer les prix et donc à permettre à tous une mobilité moins coûteuse et au final créatrice d’emplois.

Blablacar a montré comment, sur de longs trajets, des personnes qui ne se connaissaient pas pouvaient covoiturer sans que cela pose un quelconque problème d’assurance. De fait, les arrêtés préfectoraux interdisant Uberpop et se basant sur de pseudos assurances insuffisantes des chauffeurs paraissent tout à fait déconnectés des pratiques de covoiturage. Qui pourrait croire aujourd’hui qu’un conducteur apte à transporter des passagers Blablacar de Paris à Marseille ne serait pas suffisamment formé ou assuré pour faire la même chose sur 6 kilomètres en ville avec des passagers Uber ? La question de la rémunération n’est qu’accessoire ; un conducteur rémunéré ne conduira pas moins bien qu’un conducteur simplement indemnisé !

Parlons de la sécurité des taxis, justement. Il est nécessaire de rappeler que lorsque l’on prend un chauffeur Uberpop, on accède à une multitude d’informations sur le conducteur, ce qui n’est pas le cas avec un chauffeur de taxi. A la fin du trajet, le passager note le conducteur et inversement ; tout « mauvais comportement » est immédiatement repéré et sanctionné. Si les chauffeurs de taxis avait été noté ces dernières années par leurs clients, sans doute auraient-ils amélioré la qualité de leur service ?

L’arrivée d’Uberpop répond indéniablement à une demande de transport qui était insatisfaite ; le marché des taxis se modifie et s’enrichit considérablement. Mon expérience depuis quelques semaines en tant que chauffeur Uberpop me permet d’ailleurs de dresser quelques profils des passagers utilisant Uuberpop.

Qui sont les passagers d’Uberpop ?

Après une soixantaine de courses effectuées en tant que chauffeur Uber, je commence à avoir un aperçu assez large des passagers que je transporte. Il s’agit le plus souvent de jeunes :

⁃    D’abord la catégorie qui m’a le plus étonné ; des 16-20 ans qui se servent d’Uber avec la CB des parents, ces derniers étant rassurés de les savoir dans un véhicule référencé, géolocalisé avec un chauffeur dont l’identité est également connue. « Plus besoin d’appeler ma mère pour qu’elle vienne me chercher », m’a dit un soir une lycéenne que j’ai récupéré devant un Mac Donald d’une zone industrielle.

⁃    Le soir, particulièrement le week end, on  croise beaucoup d’étudiants partant ou rentrant de soirées. Ils partagent à deux, trois voire quatre la course, ce qui leur permet d’éviter de prendre leur propre voiture (épargnant peut être quelques morts malheureuses en sortie de boite). La plupart n’auraient jamais pris de taxis, trop chers et inadaptés à cette génération smartphone.

⁃    La journée, certains utilisent Uberpop comme moyen de transport pour aller travailler. « Ma boite me rembourse tous mes frais de transports, y compris Uber » me confie une trentenaire à la bourre pour rejoindre son agence de com.

⁃    Les générations plus âgées se font plus rares mais elles ne sont pas absentes pour autant ; il s’agit en général des plus connectés, qui voient en l’application une révolution du transport en taxi bien appréciable (commande en 2 clics). On y croise également quelques hommes d’affaires pour qui Uber est le moyen idéal de simplifier leurs commandes de taxis partout dans le monde ; «avant, je devais chercher le numéro des taxis dans chaque ville où je me rendais» me dira l’un d’entre eux en anglais. Cette catégorie n’utilise plus le taxi suite à de mauvaises expériences ; le prix n’est pas sa motivation première.

Quel avenir pour Uberpop ?

Je milite évidement contre son interdiction. Le point sensible, sur lequel les opposants ne peuvent apporter de réponse satisfaisante, se situe au niveau de l’équilibre entre l’offre et la demande. Si des gens sont prêts à payer pour un service que d’autres sont prêts à offrir, sur quelles bases légitimes peut-on interdire cet échange ?

L’interdiction d’Uberpop est impossible car le contrôle de l’échange d’informations entre deux smartphones connectés est illusoire. De fait, le retrait de l’application serait une grave atteinte aux libertés individuelles. De nombreuses autres applications sont en train de prendre de l’ampleur (Heetch, Djump,etc.). De plus, l’opinion, dans son immense majorité, soutient ces nouveaux services qui répondent à des besoins insatisfaits jusqu’ici.

La question de la légalité devrait être évacuée dans les prochains mois ; la décision rendue la semaine dernière par le tribunal correctionnel de Paris, en relaxant un conducteur Uberpop au motif que « le transport onéreux d’une personne est insuffisant à caractériser le délit d’exploitant de taxi sans autorisation de stationnement qui suppose que soit caractérisé un stationnement ou une circulation sur la voie publique en quête de clientèle » pourra sans doute faire jurisprudence.

Uberpop pointe finalement bien les difficultés dont la France – elle n’est pas la seule – fait preuve pour intégrer les mutations majeures de l’économie induites par la révolution numérique.


Suite à la récente interdiction de UberPop, Heetch, et Djump, nous avons souhaité adresser une lettre ouverte au gouvernement.

L’article qui a été beaucoup relayé, Olivier a été invité sur Europe1 face à Karim Asnoun, Secrétaire Général CGT Taxi : Ecouter et sur Sud Radio, face à Hassan Kadouri, président du syndicat des artisans taxis du Nord. Ecouter (à partir de la minute 24)

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Uber : une révolution pour mettre fin aux abus ?

42 réflexions sur “Uber : une révolution pour mettre fin aux abus ?

  1. j’en ai marre de ce gouvernement, les taxis sont rackettés 250.000€ par les mairies pour leurs plaques donc oui ils ont des prix prohibitifs, des courses a 30 50€ pour 1demi heure..
    je comprend les taxis qui ralent et piegent ils ont raison c’est déloyal,

    mais le gouvernement est dans l’erreur c’est pas les ubber qu’il faut interdire, c’est les taxis… il faut les libéraliser, rembourser les plaques aux taxis..
    Actuellement seuls les touristes, les gens ayant besoins de soins, et les personnes aisées peuvent faire appel a eux…20-30€ la course merçi….
    sauf que voila, ya des tas de gens qui ont besoin de se faire conduire, et a des prix honnêtes…étudiants, gens bourrés, personnes agées, gens sans voitures ayant des rendez vous, etc…
    le probleme des taxi c’est le racket de l’etat, virons le racket et permettons a pleins de gens de devenir taxi (en limitant le nombre par quota etc…)…ca améliorera la sécurité des usagers, et ca fluidera le traffic
    .
    autre chose dans des pays moins civilisés sans ligne de bus ya des taxis collectifs, chose inexistante en france… je pense que ca pourrait marcher a certains endroits particulier, lieux touristiques, plages, centres commerciaux a forte rotation.

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    1. Aweuz dit :

      Ça n’est pas les mairies qui vendent les licences 250 000 euros, mais bien les taxis eux-mêmes. Les licences sont à l’origine délivrées gratuitement…

      De plus le gouvernement avait proposé de racheter toutes les licences pour arrêter cette spéculation délirante et devinez ce que les taxis ont répondu … « Non ». Ils voulaient continuer de spéculer dessus.

      Aujourd’hui ça leur repart dans la gueule et c’est de leur faute.

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      1. Pas un marché noir, mais un marché dit secondaire. Ils revendent leur plaques pour se payer leur retraite. Il est évident qu’ils ne veulent surtout pas prendre le risque qu’un nouvel entrant fasse s’ecraser leur modèle économique. Il faut les comprendre (uber n’a pas les memes contraintes fiscales) sans pour autant leur pardonner ces accès de violence. Les taxis doivent faire leur travail (CB dans tous les taxis, plus d’abus, conducteur agréable), bref se mettre au standard de la nouvelle concurence. Et uber doit payer les mêmes taxes que les taxis.

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    2. Lola LAMPION dit :

      A la Réunion (un DOM), les taxis sont collectifs quand ils assurent pas des courses personnelles ; tant qu’il y a de la place ils prennent les clients, comme pour un bus

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    3. Le Bail dit :

      Avez-vous seulement lu l’article? Ce n’est pas auprès des mairies que sont vendues les licences à des prix exorbitants. C’est le lobby des taxis lui-même qui a exigé et obtenu un numerus closus restreint sur les délivrances de licences afin de faire monter le prix de ces dernières. Les taxis agissent comment une mafia et j’attend avec impatience que le marché soit libéralisé pour que eurs comportements inacceptables soient enfin sanctionnés.

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  2. PG dit :

    Idée d’une sortie de crise entre taxi traditionnel et uberpop : que l’Etat rachète les emprunts restant pour les licences de chauffeurs de taxi et supprime le besoin d’une licence, qu’il accompagne les chauffeurs dans l’évolution de leur métier et fixe les règles du jeu pour que tous les chauffeurs qu’ils soient d’Uber ou non travaillent dans de bonnes conditions tout en fournissant une excellente prestation au client…
    L’Etat devrait pouvoir financer ce rachat et cet accompagnement via les taxes qu’il percevra suite à la multiplication des courses, voire en imposant une taxe spéciale à tous les VTC/taxi…

    But : que des chauffeurs de taxi ne se retrouvent soudain plongés dans la misère et surendettés, suite à une trop brusque évolution du marché. Quand quelqu’un doit encore continuer de s’acquitter de 200.000 euros pour quelque chose qui ne vaut brutalement plus rien et se voit menacer de perdre tout ce pourquoi il a durement travaillé, on peut comprendre sa violence…

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    1. Iceman dit :

      Bonjour,

      Ce quelque chose dont vous parler ne vaut pas « brutalement plus rien ». Il n’a jamais rien valu de plus que l’autorisation qui est faite aux taxis de « marauder »… Gratuitement de plus. Ce sont les représentants de cette mafia très bien organisée et implantées au sein des municipalités qui imposent cet état de fait. Les licences n’ont pas à être remboursées. Sauf à obliger ceux qui les ont vendues à le faire ! Après tout, ils ont volé leur propres confrères en leur vendant quelque chose qui était gratuit à l’origine et, en principe, les voleurs finissent en prison. Au lieu de ça, le gouvernement leur donne un blanc-seing pour continuer leur activité mafieuse. Un peu comme si quelques malins se mettaient à vendre l’air qu’on respire ou les morceaux de trottoir sur lesquels on marche. Avec la bénédiction bienveillante du gouvernement. C’est à se demander si…

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      1. Aissani dit :

        Vos réflexions n ont aucun fondement vous réagissez comme un enfant de maternelle qui crois tous savoir mais en fait vous ne faites que répéter ce que vous entendez l analyse et l article sont fait par une personne qui a dû être payer par uber et qui doit avoir un Q I de poisson rouge et une réflexion de babouin

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  3. Non malheureusement tout n’est pas dit la licence n’est pas gratuite pour tout http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F1347.xhtml et les conditions pour être chauffeur de taxi non plus http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F21907.xhtml. Même si certaines choses sont justes (le monopole, bien que beaucoup sont indépendants, alors peut-on parler du monopole des mécaniciens ?), le parti pris en a visiblement oublié d’autres et qui sont des points essentiels. Non la sécurité n’y est pas, loin de là et les infos Chauffeurs Uber pop ne sont pas vérifiés. Uber est loin d’être un modèle économique, il favorise juste le travail au noir et contribue à la destruction massive des emplois en s’enrichissant sur le dos de ces nouveaux esclaves modernes. Tout le monde y trouve son compte, non ! Uber y trouve le sien qui grossit de jour en jour et ce n’est pas près de s’arrêter surtout avec cette nouvelle trouvaille http://www.cafetech.co/2015/06/23/uber-veut-geolocaliser-ses-utilisateurs-partout-tout-le-temps_1879… pour mieux vous manipuler.

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    1. « il favorise juste le travail au noir et contribue à la destruction massive des emplois en s’enrichissant sur le dos de ces nouveaux esclaves modernes »
      On dirait un tract du Parti Communiste dans années 70. Et si vous changiez un peu votre logiciel avec une version 2015 ?

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      1. LONGBOARD Dude dit :

        Le jour ou Eric découvrira une plateforme sur le net avec des prestations remplaçant son activité professionnelle par des « amateurs » sans qualification mais à moitié prix et qu’il perdra son job, il pourra aussi réactualiser son logiciel pour une version de l’époque ou les néo libéraux ne sévissaient pas. Ça n’arrive pas qu »aux autres…

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      2. Et si Eric ouvrait les yeux. Pas de chance pour vous je ne suis pas coco mais en revanche j’ai suffisamment de neurones pour comprendre ce qui est en train de se passer. Au cas où vous ne le saviez pas, à travers Uber vous enrichissez également Goldman Sachs. Si c’est comme ça que vous croyez sauver l’économie française, vous devriez revoir votre copie. 😉

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    2. wamos dit :

      ça tombe bien, les conditions pour être VTC ou aller sur UBERPOP ne sont pas ouverte à tout le monde ! Ensuite, toutes les courses sont déclaré sur la plateforme UBER (car rien n’est fait en liquide), et UBER, étant établie en France, déclare bien évidement ses revenus directement corrélé à ces « courses »! L’état connait donc les revenus de tout ceux déclaré chez UBER.

      Par contre, il peut ne pas être au courant de course réglé par espèce…

      Qui le fait par espèce, rappelez moi? La mauvaise foie caractéristique, c’est dans le métier ou bien??

      http://www.presse-citron.net/uberpop-vs-taxis-5-contre-verites-passees-au-crible/

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      1. Vous confondez Uber VTC et Uber pop. Et non l’état ne peut pas être au courant de ce que gagne les chauffeurs Uber pop puisque ces derniers ne sont pas des employés d’Uber. Et Presse citron n’est en rien une bible, loin de là.

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      2. gary dit :

        Bonjour Wamos, ce que vous dites est faux. Uber n’est pas établie en France. La filiale dont dépendent les chauffeurs français est basée aux Pays Bas. les 20% de commissions prélevés par Uber partent directement là bas avant d’être « optimisés » dans des paradis fiscaux (source : http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/uber-la-societe-de-vtc-est-immatriculee-dans-un-paradis-fiscal_1493925.html). L’Etat ne connait donc que les revenus effectivement déclarés par les chauffeurs Uber. Les paiements par cartes rendent plus faciles le contrôle de ces revenus déclarés mais les vérifications sont loin d’être systématique.

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    3. wamos dit :

      Au passage, votre argument « la License n’est pas gratuite pour tous », c’est juste de rappeler que la loi autorise la « cession » de License?

      Encore de la mauvaise foi caractérisé ! La License est GRATUITE ! La cession ne l’est pas ! Et ce sont bien les lobby de taxi qui ont poussé pour organiser cette pénurie, sachant très bien que ça leur permettrait de revendre chèrement leur License !

      Essayer de comprendre le sens des mots avant de la ramener !

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      1. Restez poli Wamos. On ne se connait pas me semble-t-il. Et votre agressivité n’argumente pas vos propos. Et non la licence n’est pas gratuite pour tous. Cela dépend de l’autorisation de stationnement de la ville. L’ouvrir c’est bien mais encore faut-il être sur de ce que l’on avance. Bise

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  4. Version 2015 : travail dissimulé et évasion fiscale. Qui va contribuer à payer les études de sciences politiques des uns, les frais médicaux, la retraite des autres ? L’avenir est-il à des salariés vaches-à-lait imposés à la source et des indépendants mendiants ? Désinstallons les applications toxiques !

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  5. Jurgen Debald dit :

    « Uberisation » – kesaco ?

    Cher Olivier !
    Sans nul doute ton papier est bien écrit.
    Mais il me semble un peu court (voire démago, c’est à dire pas à ton niveau) d’utiliser comme « argument » les comportements de quelques chauffeurs de taxis surexités.
    Je proposerais plutôt de lever la tête pour regarder un peu plus loin (et pour éviter la castagne argumentative) avec la question, que tu poses toi-même dans ton dernier paragraphe : « comment intégrer les mutations majeures de l’économie induites par la révolution numérique ? »
    Sans nul doute le fonctionnement de Uber dans le rapport client / chauffeur est un progrès. La localisation du chauffeur le plus proche, la possibilité de noter chauffeur et client – j’apprécie. C’est élegant et rapide.
    Mais est-ce que cela justifie l’organisation du travail au noir ? Car c’est cela : un travail remuneré, qui s’affranchit des contraintes légales. Charges sociales, impôts – c’est pour les « retardés » qui n’ont pas encore compris les « mutations majeures induites par la révolution numérique » ?
    Non, Olivier, là tu te plantes !
    Il y a des progrès technologiques, qui induisent un recul de la civilisation. (Car – à mon sens – les impôts, c’est le prix à payer pour vivre en civilisation.)
    La question reste donc posée : « comment intégrer les mutations …? » La réponse de Uber, qui s’affranchit de toutes les contraintes sociales et légales, ne peut pas être la bonne.

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    1. OLIVIER dit :

      Bonjour Jurgen,

      Je réponds tardivement à ton commentaire et je m’en excuse.

      Cet article n’avait pas pour but de disserter sur l’intégration des mutations technologiques dans l’économie mais bien de dénoncer un monopole qui nuit au fonctionnement général de l’économie (en ne parvenant pas à satisfaire la demande). La France est très friande de ce type de monopoles qui offrent des situations de rente confortable pour quelques uns au détriment de l’intérêt général ; le copinage de l’Etat est flagrant. Cet article sur les taxis est le premier, mais il y en aura d’autres dans les prochaines semaines sur la SNCF, les aéroports, etc.

      A aucun moment je ne défends l’organisation du travail au noir ; il est indispensable que les chauffeurs Uber travaillent légalement. Mais ce que je cherche à montrer, c’est que la loi doit évoluer car il est impossible actuellement à ces chauffeurs de travailler dans le respect de la loi, la sur-réglementation de la profession de taxis barrant l’accès à tout concurrent. C’est toute la réglementation qui doit évoluer, mais je ne vois pas en quoi des chauffeurs travaillant sous le statut d’auto entrepreneur (donc payant impôts et charges) n’auraient pas le droit de proposer un service de transport avec chauffeur ! Le principe de la licence pourrait être conservé pour garder le monopole de la prise de clients à la volée ou dans les stations de taxis.

      Dire qu’il y a des progrès technologiques qui induisent un recul de la civilisation n’est pas faux mais cela ne s’applique pas à Uber, le progrès en tant que tel (l’application et la géolocalisation) n’étant pas à la source du « recul de la civilisation » dont tu parles ; ce progrès va, bien au contraire, dans le sens de l’intérêt général en simplifiant les déplacements.

      Bon dimanche !
      Olivier.

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      1. Bonjour Olivier et merci pour ta réponse.
        J’entends que ton article n’a pas pour sujet celui-même que tu évoques à sa fin. Soit.
        J’entends que tu veut y voir une charge contre un monopole qui nuit (aux clients comme aux artisans taxi, d’ailleurs). Soit. L’excellent article paru dans l’Obs (http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150212.OBS2398/comment-le-roi-des-taxis-compte-contrer-uber-au-detriment-des-clients.html) décrit d’ailleurs de façon détaillée comment une famille truste le marché et profite de la raréfaction des taxis, au détriment de l’intérêt général (client ET chauffeur).
        Mais de là à défendre une autre entreprise, Uber, qui est en train de construire un autre monopole et qui le fait avec brutalité, dans un bras de fer judiciarisé permanent avec tous les états ou elle s’installe, c’est un chemin sur lequel je ne veux pas te suivre.
        Ta démarche portera bien plus, si tu t’intéresserait aux solutions autres que l’alternative entre G7 et Uber (comme p.e. offwigo https://www.offwigo.com). C’est pour cela que tu fais tes études, non ?

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      2. Djeel dit :

        J’ai lu avec intérêt ton article ; je ne suis pas d’accord avec la comparaison que tu établis entre le monopole des taxis et celui (en voie de disparition hélas) de la SNCF. Que je sache, la SNCF était un service public, au service des usagers, ce que n’ont jamais été les taxis.

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  6. Carla B dit :

    « Le jour ou Eric découvrira une plateforme sur le net avec des prestations remplaçant son activité professionnelle par des « amateurs » sans qualification mais à moitié prix et qu’il perdra son job »

    La véritable question est quelle « plue-value » un taxi apporte par rapport à Uber ?
    N’y at-il pas plutôt une incohérence et une remise en question à faire si un « amateurs sans qualification » rend un meilleur service qu’un « taxi qualifié » ?

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  7. Pour un etudiant en science politique , il va falloir regarder un peu plus pres les veritees.
    Les Taxi ne sont pas un mono[pole ils sont tous licensie par les villes
    iLs payent tous le vehicule , les assurances , les cartes grises , Uber ne paye rien , en un phrase cela ne leur coute absolument rien.
    il est amuzant de voir la comparaison des taxi utilisants des voitures « reliable » les chauffeur d’Uber ne roulent pas en 2 CV.
    Le cout des licences n’est pas controle par les taxis .
    Il y a des chauffeurs pas tres honnetes , mais c’est tres loin du systeme qu UBER a en service , vous avez une convention , un concert , ils montent les prix , les taxis on des prix fixe , qui sont donc les voleurs …..
    Impots , taxes dans quell pays Uber a ses fonds d’operation en Europe ……

    Finalement leStribunaux aux Etats unis on Juge que les Chauffeurs d’Uber etaient des Employes non pas des independent , ils sont donc sujet a toutes les taxes sociales , ce que toutes les Companies du style Uber , desesperement se battebnt contre , les revenues oui , mais a aucun cout .

    La naivetee est enseignee en France .

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  8. marc dit :

    petit exercice de math
    course à 50€
    uber: 20% de 50=10€ qui partent …pas en France
    « chauffeur » uber : 50-10=40
    chauffeur taxi: 50 -50% de charge -10%de TVA-assurance RCP et l’assurance voiture pour personne à titre payant – etc il reste 18% soit 9€
    on voit de suite que la concurrence est équitable…
    après, je sais bien qu’il n’y a que Paris qui existe mais peut-être devriez vous voir ailleurs. Dans la capitale une grande majorité de chauffeurs sont salariés alors du moment qu’il ont leurs payes les mots courtoisie, politesse, propreté sont juste des mots. et s’ils peuvent grignoter au passage …
    Avant de généraliser allez voir des Artisans comment ils travaillent, les horaires qu’ils font, les problèmes administratifs … en bref faite vous une idée de la vrai vie!!!
    Uber utilise la crise pour s’enrichir tous simplement en utilisant le besoin d’argent des gens.
    trouver moi une seule société qui soit valorisée de 41 milliards de dollars en moins de cinq ans, qui soit honnête et qui ne pratique pas une exploitation de la personne humaine

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  9. Pour lutter contre la prostitution (UberPOP), Il faudra sanctionner plutôt le client. Le chauffeur de taxi n’est qu’une gagneuse assidue, consciencieuse, très professionnelle donc très rentable (coût de la licence, cotisation au RSI dénoncé comme une escroquerie par les indépendants avec un coût prohibitif pour un service inexistant, impôts, taxes, passage de la TVA de 7 à 10% récemment, CSG, CRDS, etc…).
    Par analogie, le proxénète (le protecteur) étant l’état le seul moyen de réguler le trafic et de régler le problème, c’est de cibler le client.
    Ce sera la prochaine étape dans ce roman feuilleton.
    UberPOP = C’est identique aux status des nouveaux entrepreneurs (concurrent des commerces installés) , aux travailleurs détachés (concurrent des salariés protégés et/ou syndiqués), au commerce en ligne à prix cassés (vanne de régulation des stocks de biens de consommation de la nouvelle industrie liée à la mondialisation), à la désindustrialisation planifié de la France, à la chute des marges pour les commerçants et par voie de conséquences à l’écroulement de le valeur des fonds de commerce, etc
    Il faut prendre aux nantis pour distribuer aux défavorisés.
    C’est la politique pour la paix sociale.
    C’est être bon chrétien, (ou musulman, juif, etc ), citoyen, …

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  10. François dit :

    Des taxis manifestent violemment un peu partout en France pour lutter contre l’ouverture de leur profession. Leur principale récrimination concerne le prix des licences, car ils doivent acheter une plaque, à un prix pouvant atteindre 200000€ ou 300000€, pour avoir le droit d’exercer.

    Mais à qui donc doivent-ils payer ces sommes astronomiques?
    A l’Etat? Non, les plaques sont originellement gratuites et continuent à être distribuées gratuitement (mais avec parcimonie) à quelques heureux privilégiés?
    A un organisme chargé d’assurer la sécurité des voyageurs et la compétence des chauffeurs? Non plus.
    S’agit-il d’une taxe qui permettrait de financer les infrastructures de transport ou autres services au public? Pas plus.
    Les licences sont payées aux anciens chauffeurs de taxis qui ont trouvé ce moyen efficace pour réaliser une confortable plus-value sur le dos de leurs collègues aujourd’hui au travail!
    Le prix de la plaque a été multipliée par 40 depuis 1973, ce qui en fait l’un des investissements les plus rentables qui soient, surtout pour ceux qui ont pu continuer à bénéficier d’une licence gratuite.

    De là, quelques réflexions:
    Ce mécanisme de racket intergénérationnel n’est pas sans rappeler l’impasse du système des retraites par répartition où les anciens font payer aux jeunes leur trop faible nombre.
    Il y avait 32000 taxis parisiens en 1937, il y en a 17137 aujourd’hui, de part l’effet du lobbying de la profession qui a de tous temps cherché à limiter le nombre de voitures (source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxis_parisiens). Ne voit-on pas ici une cause majeure du mauvais service, de l’impossibilité de trouver un taxi les jours de pluie, de l’envolée du prix des licences et du blocage du système?

    Cette situation absurde a été tolérée, et sans doute même encouragée, par la pusillanimité des pouvoirs publics successifs, qui ont laissé s’installer le numerus clausus absurde qui a alimenté l’envolée du prix des plaques, ceci pour acheter les bonnes grâces des taxis, sensés être des relais d’opinion et dont la capacité de nuisance est à nouveau démontrée aujourd’hui.

    La révolution avait abolit le principe de la vénalité des charges de l’ancien régime. La République n’avait conservé que quelques exceptions (notaires, agents de change, commissaires-priseurs…). Ces exceptions étaient justifiées par les délégations de service public assurée par ces professions réglementées et ont été largement ou totalement remises en cause depuis. Nous ne sommes pas du tout dans ce cas de figure : la revente d’une charge est-elle constitutionnelle?
    A ce compte, pourquoi les fonctionnaires ne revendraient-ils pas leurs postes et les avantages qui y sont attachés lorsqu’ils partent à la retraite? Pourquoi les locataires d’HLM ne revendraient-ils pas leur droit au bail? A quand la revente, dans la logique d’une économie de marché sauvage, des multiples petits fromages accordés par la sur-réglementation de notre beau pays?

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  11. [ Enikao ] dit :

    Deux commentaires :
    – Quand on commande un taxi, on paye le prix d’approche. On démarre donc le trajet avec quelques Euros au compteur et cela n’est pas négligeable quand ce prix d’approche est entre 5 et 10 Euros pour une course dont le trajet seul représente une vingtaine ou une trentaine d’Euros ! De plus, certains taxis (à Paris en tout cas) se débrouillent pour arriver avec quelques minutes d’avance par rapport à l’heure dite et laissent tourner le moteur. On peut commencer sa course à plus de 10€ au compteur. Quand on commande un VTC, on ne paye pas ce prix.
    – A la fin de l’année dernière, j’ai eu l’occasion de mettre la main sur un exemplaire de Taxi Pro Magasine. J’ai été très surpris par plusieurs choses. D’une part, des publicités pour des services de vente et revente de licences. Oui, il y a des sociétés de services qui ont professionnalisé ce genre de pratiques car il y a un marché. D’autre part, à Nice, la licence monte à 400K€. On marche sur la tête ! Et pour finir, on trouvait un entretien-fleuve de 6 pages avec Thomas Thévenoud, alors en train de rédiger la loi. Le ton de l’entretien et cette faveur exceptionnelle ne sont pas anodins.

    Aimé par 1 personne

    1. Pour aller plus loin dans votre réflexion, d’abord une remarque : le tarif des licences est injustifiable à Paris et peut-être aussi à Nice. Ici à Cavaillon la licence se négocie entre 20 et 30 000 €. C’est encore beaucoup, mais cela n’endette pas le chauffeur taxi à vie… La France est plus grande que sa seule capitale.
      Pour y voir un peu plus claire dans ce business opaque, dont les chauffeurs de taxi sont les victime, tout comme leurs clients, je vous conseille la lecture de cet article de l’Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150212.OBS2398/comment-le-roi-des-taxis-compte-contrer-uber-au-detriment-des-clients.html
      bon vent

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  12. A reblogué ceci sur ClermontVirtu@lClasset a ajouté:
    Un système chargé d’abus et de complaisance. Je n’ai jamais rencontré un chauffeur de taxi compétent, aimable et économiquement défendable. Depuis trois décennies ils se plaignent de leur mauvaises conditions de travail, c’est l’occasion de se refaire une santé mentale.

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    1. Tiens amuzant , j’ai ausi rencontre des chauffeur de taxi grincheux ils sont loin d’etre la majoritee , J’en ai truve qui sont alle en dehors du compteur pour attendre , dans la vie quand vous etes une bouteille de vinaigre n’esperez pas de cadeaux .
      Je doute serieusement que vious avez pris les taxi pendant 30 ans .
      Amoureuse d’Uber , votre droit c’est une nouveautee , regardez plus loin quand vous aurre besoin de la securitee sociale , elle ne sera plus la car les companies comme Uber ne prosperent sans payer de charge sociale , ni vehicle , rien , un ordinateur c’est tout.

      Cela me rappele cette companie Pharmaceutique Americaine Mylan , qui a achete une Companie Hollandaise et a demenage en Hollande pour ne pas payer d’impoy , six mois plus tard , une Cpompanie etablis en Israel va les manger tout cru et maintenant ild veulent l’aide du gouvernement ….

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  13. Jalicia dit :

    Bravo á cette Belle initiative qui reflète trés bien l’opinion générale.Le gouvernement doit enfin comprendre qu’il doit faire en sorte d’assouplir les réglementations pour laisser les corporations travailler et s’adapter aux marchés.

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